Julien Garrigues

Toulon, France

Comment t’es tu dirigé vers la peinture?
Tout a d’abord commencé par le dessin. J’ai toujours aimé ça, depuis l’enfance. Puis au cours de mon voyage de noce à Hawaï, j’ai été attiré par les galeries d’art et quelques tableaux ont retenu mon attention. La culture surf me parlait énormément, ça se ressent d’ailleurs encore dans mon travail. À mon retour, j’ai décidé de prendre des cours de dessin très orientés technique, association de couleurs, portraits.. pour acquérir les bases en quelque sorte, sans jamais oublier cette attirance incontestable pour la peinture. Puis très vite, je me suis inscrit aux Beaux Arts, le dessin m’empêchant jusque là de m’exprimer librement. La rencontre avec mon professeur Fernando Galvez m’a ouvert les yeux sur ce qu’était réellement la peinture. J’ai compris les couches, la profondeur et la sensibilité d’un tableau, sa force aussi.. enfin tout ce qui me manquait avec le dessin.

Quels sont les artistes qui t’inspirent?
J’ai du mal à limiter mon intérêt à quelques artistes. Tout m’inspire en quelque sorte, que ce soit dans la démarche, la technique, les influences… Jean-Michel Basquiat par exemple; j’aime sa liberté, sa spontanéité, la sensation qu’il donne de peindre ce qu’il a au fond de lui sans se soucier de ce qui plaît ou non. J’aime également les œuvres de Matisse, notamment son travail sur les papiers découpés, pour les couleurs franches, primaires, pour les contrastes. Je pourrais également citer Jonone, artiste street du moment… Tous sont très différents, classiques ou contemporains mais tous ont quelque chose qui me parle, qui m’inspire.

Peux tu définir ton style?
C’est difficile de mettre un nom sur son travail et tout faire tenir dans des cases. Je ne me sens pas particulièrement rattaché à un mouvement. J’entends souvent « street » ou « graph ».. Pourtant, je ne suis pas du tout un artiste de rue, je ne pense pas en avoir la légitimité. Je crois que ce sont surtout les couleurs qui me caractérisent. Je mélange les éléments figuratifs et plus spontanés. Je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça un style, en tout cas c’est comme ça que je fonctionne.

Le tableau dont tu es le plus fier?
Je n’en ai réellement aucun qui me rende plus fier qu’un autre. Je pense avoir la même satisfaction à la fin de chaque tableau. D’ailleurs, tant que je ne la ressens pas, c’est que le tableau n’est pas fini. Le dernier que j’ai réalisé était un peu comme un défi, par sa taille. Il mesurait 1,50 mètre de haut par 5 mètres de long! C’est le plus grand que j’ai jamais fait. Ceux qui sont chez moi ont aussi une signification particulière, ils ont marqué les grandes étapes de ma vie, comme la naissance de mes enfants. En ce sens, j’ai un lien avec ces toiles qui est bien entendu plus de l’ordre de l’affectif, mais pas de fierté à proprement dit. En fait je crois que c’est le regard des gens qui me rend le plus fier, l’émotion que peut procurer un des mes tableaux, c’est à mon avis, la chose la plus gratifiante.

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